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Comment installer Tails sur une clé USB (Windows, Mac et Linux)

Shanika W.

Par Shanika W. . 4 novembre 2026

Analyste en cybersécurité

Miklos Zoltan

Vérification des faits

Tails est un système d’exploitation gratuit qui fonctionne depuis une clé USB et fait passer par Tor tout ce que vous faites en ligne. L’installer, c’est écrire l’image de Tails sur une clé d’au moins 8 Go, puis démarrer l’ordinateur sur cette clé au lieu de Windows ou de macOS. Rien ne change sur le disque de l’ordinateur.

Comptez environ une heure, dont une bonne partie pour télécharger 1,8 Go. Gardez un téléphone ou un deuxième ordinateur à portée de main pour suivre les étapes : à mi-parcours, l’ordinateur sur lequel vous faites l’installation redémarre sous Tails.

Mis à jour en novembre 2026 pour Tails 7.16 (sorti le 30 octobre 2026) : toutes les étapes, tous les outils et tous les prérequis ont été revérifiés sur tails.net. Sous Windows, Tails recommande désormais Rufus au lieu de balenaEtcher, et l’ancienne installation en deux clés a disparu.
En bref :

  • Téléchargez l’image USB de Tails (.img) sur tails.net et laissez la page de téléchargement la vérifier.
  • Écrivez-la sur une clé USB de 8 Go ou plus avec Rufus sous Windows, balenaEtcher sur Mac ou GNOME Disks sous Linux. Tout le contenu de la clé est effacé.
  • Redémarrez sur la clé. Sous Windows, maintenez la touche Maj enfoncée en cliquant sur Redémarrer, puis choisissez Use a device (Utiliser un périphérique). Sur les autres PC, appuyez sur la touche du menu de démarrage (souvent F12 ou Esc) ; sur un Mac, maintenez la touche Option enfoncée.
  • Dans Tails, choisissez votre langue, connectez-vous à Internet et laissez Tails se connecter à Tor.
  • Tails a besoin d’un ordinateur 64 bits à processeur Intel ou AMD. Il ne fonctionne ni sur les Mac à puce Apple (M1 et suivantes), ni sur les téléphones, les tablettes ou un Raspberry Pi.

Qu’est-ce que Tails ?

Tails (The Amnesic Incognito Live System) est un système d’exploitation Linux basé sur Debian. Vous le transportez sur une clé USB et vous démarrez un ordinateur dessus. Il se distingue de votre système habituel sur deux points.

Il oublie. Tails repart toujours du même état vierge et ne laisse aucune trace sur l’ordinateur. Quand vous l’éteignez, tout ce que vous avez fait disparaît, sauf ce que vous avez enregistré dans le stockage persistant chiffré de la clé (chapitre 7).

Il passe par Tor pour tout. D’après Tails, tout ce que vous faites sur Internet depuis Tails passe par le réseau Tor : les sites web voient l’adresse d’un relais Tor au lieu de la vôtre, et votre fournisseur d’accès peut voir que vous utilisez Tor, mais pas ce que vous faites.

Les applications dont vous avez besoin sont incluses : Tor Browser (avec le bloqueur de publicités uBlock), Thunderbird pour les e-mails, LibreOffice, OnionShare pour partager des fichiers via Tor et Metadata Cleaner. Depuis septembre 2024, Tails fait partie du Tor Project, l’organisation à but non lucratif qui développe Tor Browser. Tails 7.0, sorti en septembre 2025, l’a fait passer à Debian 13, et la version actuelle est la 7.16 (30 octobre 2026).

Ce qu’il vous faut avant de commencer

  • Une clé USB d’au moins 8 Go, réservée à Tails. L’installation efface tout ce qu’elle contient. Tails recommande des clés neuves de marques connues, car une clé de mauvaise qualité est plus lente et risque davantage de corrompre votre stockage persistant.
  • Un PC 64 bits à processeur Intel ou AMD. Tails fonctionne sur la plupart des PC de moins de 10 ans. Son guide d’installation demande 2 Go de RAM, et sa page de configuration requise indique 3 Go pour un fonctionnement fluide.
  • Un ordinateur depuis lequel faire l’installation : Windows 8 ou version ultérieure, macOS 10.10 ou version ultérieure, Linux, ou un autre Tails.
  • Environ une heure, et un téléphone ou un deuxième appareil pour lire les instructions pendant que l’ordinateur redémarre.

Certains ordinateurs ne peuvent pas faire tourner Tails du tout : les Mac à processeur Apple (M1, M2 et suivants), les smartphones et les tablettes, le Raspberry Pi et les PC 32 bits. La plupart des autres problèmes viennent des cartes graphiques : Tails prévient que les cartes Nvidia et AMD Radeon ne fonctionnent souvent pas, et tient une liste des problèmes matériels connus.

Certains Mac plus anciens à processeur Intel font encore tourner Tails, mais Tails ne connaît aucun Mac qui le fasse bien tout en recevant la dernière version de macOS. Si vous achetez un ordinateur pour Tails, le projet conseille lui-même un portable professionnel reconditionné, comme un Lenovo ThinkPad T480 ou un X1 Carbon.

Le bon outil pour écrire la clé dépend de l’ordinateur que vous utilisez pour cela :

Pour commencer : sur quel ordinateur allez-vous écrire la clé USB ?
Windows 8 ou version ultérieure
Rufus
Gratuit et open source. Tails a fait passer les utilisateurs de Windows à Rufus en 2025, car balenaEtcher partage avec l’entreprise Balena des informations qui permettent d’identifier qui installe Tails.
Mac à processeur Intel
balenaEtcher
C’est toujours l’outil utilisé dans les instructions Mac de Tails. Si vous préférez que Balena n’en sache rien, Tails documente aussi dd dans le Terminal et Raspberry Pi Imager.
Mac à puce Apple (M1 ou plus récente)
Tails ne démarre pas
Tails ne fonctionne pas sur les processeurs Apple. Utilisez plutôt un PC à processeur Intel ou AMD.
Linux
GNOME Disks
Son option Restore Disk Image (Restaurer l’image disque) écrit l’image de Tails. La commande dd fonctionne sur toutes les distributions.
Vous avez déjà une clé Tails
Tails Cloner
Copie votre Tails sur une nouvelle clé depuis Tails, avec votre stockage persistant si vous le souhaitez (chapitre 7).
Quel que soit l’outil, utilisez l’image USB (.img), pas l’image ISO, et une clé sur laquelle vous n’avez rien à garder : elle sera effacée.
Source : instructions d’installation de tails.net pour Windows, macOS et Linux (Tails 7.16). Vérifié le 3 novembre 2026.

Étape 1 : télécharger et vérifier Tails

Téléchargez Tails uniquement sur tails.net. Choisissez votre système d’exploitation et le site vous mène au bon fichier, l’image USB tails-amd64-7.16.img (environ 1,8 Go). L’image ISO proposée sur le même site sert aux DVD et aux machines virtuelles. Si le fichier téléchargé se termine par .iso, ce n’est pas le bon pour une clé USB.

Une fois le téléchargement terminé, la page vous demande de le vérifier. Cliquez sur Sélectionner votre téléchargement pour vérifier et choisissez le fichier : la page le contrôle dans votre navigateur et vous indique s’il correspond à l’image publiée par Tails. Cette vérification d’une minute repère les téléchargements corrompus et les copies modifiées, et vous vous apprêtez à confier à ce système tout ce que vous faites en ligne.

tails.net : téléchargement de l'image USB de Tails 7.16 (1,8 Go) et bouton de vérification du téléchargement (novembre 2026)

Si la vérification échoue, le téléchargement a très probablement été corrompu en cours de route. Recommencez-le, depuis un autre réseau si possible. Tails ne donne plus d’instructions pour vérifier l’image avec les signatures OpenPGP ; la vérification dans le navigateur les remplace.

Étape 2 : installer Tails sur la clé USB

L’écriture de l’image efface la clé, et sur un Mac ou sous Linux, choisir le mauvais lecteur pourrait effacer un disque dur à la place. Débranchez les autres clés et disques USB avant de commencer.

Sous Windows : Rufus

  1. Téléchargez Rufus dans votre dossier Téléchargements et ouvrez-le. Confirmez l’avertissement de sécurité et répondez No (Non) quand Rufus propose de rechercher des mises à jour.
  2. Branchez la clé USB et choisissez-la dans le menu Device (Périphérique). Si elle n’apparaît pas, vérifiez que vous n’avez pas enregistré Rufus sur la clé elle-même.
  3. Cliquez sur Select (Sélection) et choisissez le fichier .img téléchargé.
  4. Cliquez sur Start (Démarrer) et confirmez. L’écriture prend quelques minutes. Fermez ensuite Rufus.

La clé disparaît alors de l’Explorateur de fichiers. C’est normal : Windows ne sait pas lire les partitions de Tails. Elle reste visible dans Paramètres, sous Système ▸ Stockage ▸ Paramètres de stockage avancés ▸ Disques et volumes.

Sur un Mac : balenaEtcher

  1. Installez balenaEtcher, ouvrez-le depuis Applications et confirmez l’avertissement de sécurité.
  2. Branchez la clé USB, cliquez sur Flash from file (flasher depuis un fichier) et choisissez le fichier .img.
  3. Cliquez sur Select target (choisir la cible), choisissez votre clé USB et cliquez sur Flash (flasher). Saisissez le mot de passe de votre Mac si on vous le demande.
  4. balenaEtcher écrit la clé puis la vérifie, ce qui prend quelques minutes.

Tails utilise toujours balenaEtcher dans ses instructions pour Mac, alors qu’il a cessé de le recommander sous Windows à cause des informations que l’outil envoie à Balena. Si cela vous dérange, le guide Mac de Tails explique aussi comment écrire la clé avec la commande dd dans le Terminal ou avec Raspberry Pi Imager.

Sous Linux : GNOME Disks

  1. Ouvrez Disques (GNOME Disks ; installez le paquet gnome-disk-utility s’il manque sur votre bureau).
  2. Branchez la clé USB et sélectionnez-la dans le volet de gauche.
  3. Ouvrez le menu de la barre de titre, choisissez Restore Disk Image (Restaurer l’image disque) et sélectionnez le fichier .img.
  4. Cliquez sur Start Restoring (Commencer la restauration), confirmez avec Restore (Restaurer) et saisissez votre mot de passe si on vous le demande.

Depuis un autre Tails

Si vous utilisez déjà Tails, démarrez-le et ouvrez Applications ▸ Tails ▸ Tails Cloner. L’outil copie votre Tails sur une nouvelle clé et peut aussi transférer votre stockage persistant. Pas besoin de téléchargement.

Étape 3 : démarrer l’ordinateur sur la clé USB

Ouvrez d’abord ces instructions sur votre téléphone. L’ordinateur va quitter Windows ou macOS.

Depuis Windows

C’est la méthode la plus simple sur un PC sous Windows :

  1. Cliquez sur Démarrer, maintenez la touche Maj enfoncée et choisissez Marche/Arrêt ▸ Redémarrer.
  2. Sur l’écran Choisir une option, choisissez Use a device (Utiliser un périphérique), puis USB HDD.

Si Use a device n’apparaît pas, passez par la touche du menu de démarrage (voir ci-dessous). Tails conseille de ne brancher la clé que pendant l’arrêt de Windows : en théorie, un virus présent dans Windows pourrait l’infecter, même si Tails ne connaît aucun virus qui l’ait fait.

Avec la touche du menu de démarrage

Éteignez l’ordinateur en laissant la clé branchée. Allumez-le et appuyez à plusieurs reprises sur la touche du menu de démarrage jusqu’à ce qu’une liste de périphériques s’affiche, puis choisissez la clé USB et appuyez sur Entrée.

Fabricant
Touche du menu de démarrage
Acer
F12, F9, F2, Esc
Asus
Esc
Clevo
F7
Dell
F12
Fujitsu
F12, Esc
HP
F9
Huawei
F12
Intel
F10
Lenovo
F12, Novo
MSI
F11
Samsung
Esc, F12, F2
Sony
F11, Esc, F10
Toshiba
F12
Apple (Mac Intel)
Option (⌥) maintenue enfoncée
Autres
F12, Esc
Allumez l’ordinateur et appuyez tout de suite plusieurs fois sur la touche. Si une touche ne fonctionne pas, éteignez et essayez la suivante. Beaucoup d’ordinateurs affichent aussi brièvement la bonne touche au démarrage.
Source : instructions d’installation de tails.net, « Faire démarrer l’ordinateur sur la clé USB ». Vérifié le 3 novembre 2026.

Sur un Mac Intel

Éteignez le Mac, branchez la clé, allumez-le et maintenez aussitôt la touche Option (⌥) enfoncée jusqu’à ce que la liste des disques de démarrage s’affiche. Choisissez la clé, qui peut s’appeler EFI Boot ou Windows. Si le Mac affiche « Security settings do not allow this Mac to use an external startup disk » (vos réglages de sécurité ne permettent pas à ce Mac d’utiliser un disque de démarrage externe), ouvrez l’Utilitaire Sécurité au démarrage depuis la récupération macOS et choisissez Allow booting from external media (Autoriser le démarrage à partir de supports externes).

Si Tails ne démarre pas

Quand tout fonctionne, le chargeur d’amorçage de Tails s’affiche et lance Tails au bout de 4 secondes. Si vous le voyez mais que Tails échoue ensuite, redémarrez et choisissez l’entrée Troubleshooting Mode (mode de dépannage), qui désactive quelques fonctions de Linux entrant en conflit avec certains matériels.

Chargeur d'amorçage de Tails 7.16 avec les entrées Troubleshooting Mode et External Hard Disk (machine virtuelle, novembre 2026)
Le chargeur d’amorçage de Tails 7.16 (capture d’écran dans une machine virtuelle, novembre 2026).

Si l’ordinateur démarre normalement sous Windows ou macOS, le guide d’installation de Tails propose, dans cet ordre, de :

  • attendre 2 à 3 minutes et réessayer, car certaines clés ont besoin d’un temps de repos après l’installation
  • essayer tous les autres ports USB
  • vérifier le téléchargement et écrire de nouveau la clé
  • essayer une autre clé USB, ou la même clé sur un autre ordinateur

Une clé écrite il y a longtemps peut s’arrêter sur le message « Verifying shim SBAT data failed: Security Policy Violation ». La page des problèmes connus de Tails indique qu’il faut alors mettre à jour cette clé manuellement vers Tails 6.7 ou une version ultérieure.

Étape 4 : l’écran de bienvenue et la connexion à Tor

Une à deux minutes après le chargeur d’amorçage, l’écran de bienvenue s’affiche. Choisissez votre langue et la disposition de votre clavier sous Langue et formats. Si votre clé contient un stockage persistant, c’est ici que vous le déverrouillez avec sa phrase de passe.

Le bouton + sous Paramètres supplémentaires donne accès à quelques options dont vous pourriez avoir besoin :

  • Mot de passe d’administration : désactivé, sauf si vous en définissez un. Il est nécessaire pour installer des logiciels supplémentaires ou ouvrir les disques internes de l’ordinateur.
  • Anonymisation d’adresse MAC : activée par défaut, pour que le réseau ne voie pas l’adresse matérielle réelle de votre carte réseau. Ne la désactivez que si vous n’arrivez pas à vous connecter.
  • Mode hors ligne : démarre Tails sans aucun réseau.
  • Navigateur non sécurisé : un navigateur sans Tor, pour vous identifier sur le portail captif du Wi-Fi d’un hôtel ou d’un café.

Cliquez sur Démarrer Tails. Le bureau s’affiche au bout de 15 à 30 secondes.

Connectez-vous à un réseau depuis le menu système, en haut à droite. Le Wi-Fi est le problème le plus fréquent sous Tails, comme sous Linux en général ; si votre carte Wi-Fi n’est pas reconnue, un câble réseau ou un adaptateur Wi-Fi USB permet généralement de se connecter.

Une fois la connexion établie, l’assistant Connexion à Tor s’ouvre et vous propose deux choix :

  • Se connecter à Tor automatiquement convient à la plupart des gens.
  • Dissimuler à mon réseau local que je me connecte à Tor passe par un pont Tor, un relais qui ne figure pas dans la liste publique. Choisissez cette option là où Tor est bloqué, ou là où le simple fait d’être vu en train d’utiliser Tor pourrait vous attirer des ennuis.

Une fois Tor connecté, ouvrez Tor Browser depuis le menu Applications. Les pages se chargent plus lentement que d’habitude, car chaque connexion passe par trois relais Tor.

Stockage persistant : conserver vos fichiers d’une session à l’autre

Par défaut, Tails oublie tout quand vous l’éteignez. Le stockage persistant est une partie chiffrée de votre clé Tails où vous pouvez garder ce que vous voulez : par exemple des documents, des mots de passe Wi-Fi, des marque-pages de Tor Browser, des paramètres de messagerie et des logiciels supplémentaires.

Pour le créer, choisissez Applications ▸ Tails ▸ Stockage persistant (ou cliquez sur Créer un stockage persistant dans l’écran de bienvenue). Tails suggère une phrase de passe de 5 à 7 mots aléatoires. Notez-la par écrit tant que vous ne la connaissez pas par cœur, car personne ne pourra la récupérer pour vous. Le stockage persistant occupe tout l’espace libre de la clé ; il ne reste ensuite qu’à activer les fonctionnalités dont vous voulez conserver les données.

Dès lors, l’écran de bienvenue vous demande la phrase de passe à chaque démarrage de Tails. Vous pouvez aussi ne pas déverrouiller le stockage persistant et repartir d’une session entièrement vierge.

Le stockage persistant est chiffré, mais pas caché. Toute personne qui a la clé entre les mains peut voir qu’il existe, et Tails rappelle qu’on pourrait vous forcer ou vous piéger pour obtenir la phrase de passe.

Les clés USB tombent aussi en panne, et une clé perdue emporte vos fichiers avec elle. Tails recommande une clé de sauvegarde créée avec Tails Cloner, que vous tenez ensuite à jour avec l’utilitaire Sauvegarde du stockage persistant. Cette sauvegarde est la seule bonne raison qui reste d’avoir deux clés Tails.

Maintenir Tails à jour

Tails vérifie s’il existe une nouvelle version chaque fois qu’il se connecte à Tor et propose une mise à jour automatique, téléchargée via Tor. Votre stockage persistant reste tel quel. Pour savoir quelle version vous utilisez, choisissez Applications ▸ Tails ▸ À propos de Tails.

Les mises à jour automatiques fonctionnent à partir de Tails 7.0. Une clé avec une version plus ancienne doit être mise à jour manuellement, et une clé Tails ne peut pas se mettre à jour elle-même pendant qu’elle est en cours d’utilisation : les instructions de Tails vous font donc créer un Tails intermédiaire sur une deuxième clé, ou cloner le Tails à jour de quelqu’un d’autre.

Ne repoussez pas les mises à jour. Tails 7.15.1, par exemple, était une version d’urgence publiée le 23 octobre 2026 : elle bloquait les certificats d’une autorité de certification compromise, qui aurait sinon pu permettre à un attaquant de se faire passer pour n’importe quel site web.

Ce contre quoi Tails ne vous protège pas

Tails prend soin de préciser ce qu’il ne peut pas faire, et sa page d’avertissements mérite d’être lue en entier avant de compter sur Tails pour quoi que ce soit de sérieux.

  • Avec Tails, on voit clairement que vous utilisez Tor, et probablement Tails. Les ponts cachent Tor à votre réseau local, pas aux sites web que vous visitez.
  • Le relais de sortie Tor peut voir et modifier le trafic vers les sites web qui n’utilisent pas de chiffrement.
  • Quelqu’un qui peut observer les deux extrémités de votre connexion Tor pourrait vous identifier.
  • Vous connecter à vos propres comptes révèle à ces services qui vous êtes. Tails recommande de consacrer chaque session à un seul usage, et de supprimer les métadonnées des fichiers avec Metadata Cleaner avant de les partager.
  • Aucun système d’exploitation ne protège contre les enregistreurs de frappe matériels ni contre les attaques visant le BIOS et le micrologiciel. Tails conseille de l’installer depuis un ordinateur de confiance.

Questions Fréquemment Posées

Certaines personnes ont trouvé utiles les réponses à ces questions :

Puis-je installer Tails sur mon disque dur plutôt que sur une clé USB ?

Pas avec les méthodes recommandées. Tails est conçu pour fonctionner comme un système live depuis une clé USB ou un DVD, et c’est ce qui lui permet de ne laisser aucune trace sur l’ordinateur.


Tails fonctionne-t-il sur un Mac équipé d’une puce M1, M2 ou plus récente ?

Non. Tails ne fonctionne pas sur les processeurs Apple. Certains Mac plus anciens à processeur Intel fonctionnent ; sur ceux-là, vous démarrez Tails en maintenant la touche Option enfoncée au démarrage.


Puis-je utiliser Tails dans une machine virtuelle ?

Oui, avec l’image ISO, mais Tails prévient que cela peut être dangereux : le système hôte et le logiciel de virtualisation peuvent voir ce que vous faites dans Tails. Tails ne documente que GNOME Boxes et virt-manager sous Linux, et indique que VirtualBox fonctionne mal avec Tails.


Puis-je utiliser un VPN avec Tails ?

Pas pour le moment. D’après la FAQ de Tails, il ne fonctionne pas actuellement avec les VPN, et il s’appuie sur Tor pour l’anonymat, car aucun point du réseau Tor ne sait à la fois qui vous êtes et où vous allez.


Puis-je démarrer Tails depuis un DVD à la place ?

Oui. Gravez l’image ISO sur un DVD et démarrez l’ordinateur dessus. Un DVD ne peut toutefois pas contenir de stockage persistant, et vous devez graver un nouveau DVD à chaque mise à jour de Tails.


Combien de temps faut-il pour installer Tails ?

Tails estime qu’il faut environ une heure au total. Le téléchargement de l’image de 1,8 Go en occupe une bonne partie ; son écriture sur la clé prend quelques minutes.